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Recruter pendant l’été : bonne ou mauvaise idée ?

L’été arrive, les équipes se vident, et c’est souvent à ce moment-là qu’on réalise qu’un poste aurait dû être pourvu depuis longtemps. Ou qu’un·e collaborateur·rice annonce son départ, avec un préavis qui court jusqu’en août. Alors, faut-il recruter pendant l’été ? La réponse courte : oui. Mais pas n’importe comment.

L’été, une période sous-estimée pour recruter

Beaucoup de structures repoussent leurs recrutements à la rentrée, convaincues que l’été est une période morte. C’est une erreur et une opportunité pour celles qui osent s’y lancer.

Voici pourquoi l’été est en réalité un moment stratégique :
Moins de concurrence sur les annonces. Les entreprises qui publient en juillet-août sont moins nombreuses. Mécaniquement, votre offre est plus visible, et les candidat·e·s qui cherchent activement ont moins de postes en parallèle, ce qui joue en votre faveur.
Des candidat·e·s disponibles et motivés. Contrairement aux idées reçues, certains profils sont très actifs en été : les jeunes diplômé·e·s qui sortent de formation en juin-juillet, les professionnel·le·s en poste qui profitent de l’été pour réfléchir à leur avenir, ou encore les candidat·e·s en préavis qui ont besoin de rebondir rapidement.
Un démarrage possible dès septembre. Recruter en juillet-août permet d’intégrer un·e nouveau·elle collaborateur·rice à la rentrée, une période naturellement propice à un nouveau départ, tant pour l’entreprise que pour le ou la candidat·e.

Ce qui change en été : les points de vigilance

Recruter en été, ça marche, à condition d’adapter son process aux contraintes de la période.

Les délais s’allongent

Les décideurs·euses sont en congés, les candidat·e·s aussi. Un entretien qui se planifie normalement en deux jours peut prendre deux semaines en août. Il faut l’anticiper et ne pas s’impatienter, ni mettre la pression à des candidat·e·s qui sont en vacances.

La réactivité est encore plus décisive

Les bon·ne·s candidat·e·s disponibles en été sont souvent très courtisé·e·s. Si vous attendez la rentrée pour donner une réponse, il ou elle aura signé ailleurs. En été plus qu’à n’importe quel autre moment de l’année, la rapidité de décision fait la différence.

Certains profils sont moins accessibles

Les cadres en poste, bien installés, partent en vacances comme tout le monde, et ne consultent pas leurs messages professionnels. L’approche directe fonctionne moins bien en août pur. En revanche, juin, juillet et la deuxième quinzaine de septembre restent des périodes très actives.

Les profils à recruter en priorité pendant l’été

Dans le secteur agricole, l’été n’est pas une période creuse, c’est souvent l’inverse. Voici les recrutements qui ont tout intérêt à être lancés avant ou pendant la saison :

Les postes terrain et techniques : chef·fe de culture, responsable de silo, technicien·ne agricole, … sont souvent à pourvoir pour des remplacements ou des créations de poste liés à la saison. Mieux vaut les lancer dès mai-juin pour avoir quelqu’un en place pour les récoltes.

Les postes commerciaux : technico-commercial·e, animateur·rice réseau, … peuvent être traités en été pour un démarrage à la rentrée, quand les campagnes agricoles reprennent leur rythme.

Les postes de direction et d’encadrement : directeur·rice d’exploitation, responsable de secteur, … nécessitent des processus plus longs. Les lancer en juin-juillet permet d’aboutir en septembre-octobre, sans décaler la prise de poste.

Les erreurs à éviter

Mettre le recrutement en pause total en août. C’est la tentation la plus courante, et la plus coûteuse. Un mois perdu en recrutement, c’est souvent deux mois de retard à l’arrivée, une fois qu’on relance la machine en septembre dans un marché devenu plus concurrentiel.

Ne pas adapter sa communication. Publier une annonce en août sans l’avoir boostée, sans relance, sans approche directe, c’est espérer que les candidat·e·s viennent à vous alors qu’ils et elles sont à la plage. L’été demande plus de proactivité, pas moins.

Précipiter la décision parce qu’on est pressé·e. L’urgence estivale pousse parfois à valider un profil trop vite, par crainte de se retrouver sans candidat·e à la rentrée. C’est le meilleur moyen de faire une erreur d’embauche. Un recrutement raté coûte toujours plus cher qu’un recrutement décalé de quelques semaines.

Négliger l’onboarding. Intégrer un·e nouveau·elle collaborateur·rice en plein été, quand la moitié de l’équipe est absente, c’est risqué. Si la prise de poste est prévue en août, il faut s’assurer que l’accueil est organisé, même en effectif réduit.

Notre approche chez Inspire RH pendant l’été

Chez Inspire RH, nous ne fermons pas pendant l’été. Nous adaptons nos méthodes à la saisonnalité :

  • Nous maintenons une veille active sur les candidat·e·s disponibles pendant l’été, notamment les jeunes diplômé·e·s et les profils en transition.
  • Nous alertons nos clients dès qu’un profil intéressant est identifié, même si la décision finale attend la rentrée.
  • Nous anticipons les délais allongés dès le brief de mission pour ne pas créer de frustration inutile des deux côtés.

L’été n’est pas une parenthèse dans le recrutement agricole. C’est une saison à part entière, avec ses contraintes, mais aussi ses opportunités.

Vous avez un poste à pourvoir avant ou pendant l’été ? Ne repoussez pas à septembre.     Contactez nous !

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