Business newspaper article

Revue de presse agricole — semaine du 3 au 7 août 2026

1️⃣ Un nouveau virus, cousin de Schmallenberg, touche les vaches laitières de l’est de la France

Depuis début juillet, des centaines d’éleveurs laitiers du Doubs, de l’Ain et des deux Savoie observent les mêmes symptômes sur leurs troupeaux : fièvre, diarrhées et chute parfois marquée de la production de lait. Les premières analyses, menées avec les instituts vétérinaires suisses et allemands, orientent vers un orthobunyavirus du sérogroupe Simbu, apparenté au virus de Schmallenberg apparu en 2012. Il se transmet par les moucherons culicoïdes, actifs par temps chaud, et n’est pas transmissible à l’homme — mais il peut provoquer avortements et malformations congénitales chez les femelles gestantes.

Le phénomène, également signalé en Suisse et en Allemagne, reste à confirmer formellement, aucun vaccin n’existant à ce stade. Les autorités sanitaires renforcent la surveillance des gestations et accélèrent le développement d’outils de diagnostic rapide.

Source : La France Agricole

    2️⃣ La loi d’urgence agricole attaquée devant le Conseil constitutionnel

    Le 3 août, huit associations environnementales (WWF France, FNE, LPO, Générations Futures, Pollinis, Welfarm…) et la Confédération paysanne ont déposé des contributions devant le Conseil constitutionnel pour soutenir les recours déposés en juillet par des députés écologistes, insoumis et socialistes contre la loi d’urgence agricole. Elles estiment que le texte « multiplie les reculs environnementaux et sanitaires » sans apporter de réponse durable aux besoins des agriculteurs.

    Les dispositions les plus contestées concernent la réintroduction de l’acétamipride et du flupyradifurone, ainsi que les mesures de simplification jugées susceptibles de faciliter la création et l’agrandissement d’élevages sans garde-fous suffisants. Le Conseil constitutionnel doit désormais se prononcer sur la conformité du texte.

    Source : La France Agricole

      3️⃣ Conflit au Moyen-Orient : la facture s’alourdit pour les éleveurs français

      L’Institut de l’élevage (Idele) a publié une première estimation de l’impact du conflit Iran / Israël / États-Unis, déclenché fin février 2026, sur les coûts de production des filières animales françaises. Deux scénarios sont envisagés : une détente progressive à partir d’août, ou des tensions durables sur un an.

      Pour les élevages laitiers bovins, le surcoût est estimé entre 12 et 15 €/1 000 l en cas de détente, pouvant grimper à 26–31 €/1 000 l (notamment en zone de montagne, plus consommatrice de GNR) si le conflit s’installe. Les filières caprine et ovine lait seraient encore plus exposées, avec des surcoûts allant jusqu’à 42 €/1 000 l pour les caprins et plus de 100 €/1 000 l pour certains bassins ovins lait en cas de conflit prolongé — une pression supplémentaire sur des marges déjà tendues.

      Source : La France Agricole

      4️⃣ La France redevient le premier producteur de sucre en Europe

      Selon un rapport Agreste publié le 28 juillet, la France a repris la tête du classement européen des producteurs de sucre pour la campagne 2025-2026, avec 4,7 millions de tonnes produites. Ce rebond s’explique par une récolte de betteraves exceptionnelle (35,6 Mt, un record depuis 2019) portée par un rendement moyen de 89,6 q/ha, en hausse de 16 % par rapport à la moyenne 2020-2024.

      La France redevient ainsi le deuxième producteur mondial de sucre de betterave, derrière la Russie. Les exportations françaises devraient progresser de 3,8 % sur la campagne, tirées notamment par les ventes vers le reste de l’Union européenne (+4,5 %).

      Source : La France Agricole

       

      5️⃣ Engrais azotés : les agriculteurs ont fait le plein avant la taxe carbone

      D’après une note Agreste du 31 juillet, les livraisons françaises d’engrais azotés ont bondi de 6,1 % sur la campagne 2025-2026 (juillet à mai) par rapport à la campagne précédente. Ce sursaut s’explique surtout par des achats massifs à l’automne 2025, les agriculteurs ayant anticipé la hausse des prix des engrais importés liée à l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) le 1er janvier 2026.

      Les achats ont ensuite nettement ralenti à partir d’avril 2026, dans un contexte de nouvelle flambée des prix liée au déclenchement du conflit avec l’Iran — illustrant à quel point la conjoncture géopolitique pèse désormais directement sur le poste intrants des exploitations.

      Source : La France Agricole

      Partagez sur vos réseaux !

      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de vous offrir une meilleure expérience utilisateur.
      J'ai compris !