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1️⃣ GNR agricole : le gouvernement renonce aux droits d’accise pour avril

Face à la flambée des prix des intrants liée au contexte géopolitique au Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé une exonération totale des droits d’accise sur le gazole non routier (GNR) agricole pour le mois d’avril 2026. La mesure, présentée par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, représente une économie de 3,86 €/hl directement déduite sur facture par les fournisseurs. Elle équivaut à un effort budgétaire de 14 millions d’euros.

La mesure est toutefois loin de faire l’unanimité : la FNSEA l’a qualifiée de « miettes », rappelant que la hausse du prix du carburant dépasse les 60 centimes par litre sur la période récente. Le soutien est perçu comme insuffisant au regard de l’ampleur de la crise économique que traversent les exploitations.

Source : La France AgricoleFrance Bleu

     

    2️⃣ L’orge brassicole française, un « fleuron » sous pression

    Lors d’une conférence tenue à Arras le 9 avril, les acteurs de la filière orge brassicole ont tiré la sonnette d’alarme : la production française pourrait reculer de 20 % en volume dans les deux à cinq prochaines ans. Dès 2026, les surfaces d’orge de printemps sont déjà attendues en repli de 16 % par rapport à 2025, à 501 000 hectares contre 598 000 l’année passée.

    Les difficultés sont multiples : hausse des prix des engrais (conséquence du conflit au Moyen-Orient et des tarifs douaniers sur les origines russes), pression réglementaire croissante, et mécanisme d’ajustement carbone aux frontières estimé à 15-20 €/tonne. La France, premier producteur européen d’orge brassicole, risque de perdre son avantage concurrentiel si aucune mesure structurelle n’est prise rapidement.

    Source : La France AgricoleRéussir

      3️⃣ Terrena sort le carnet de chèques pour relancer l’élevage allaitant

      La coopérative Terrena a lancé début avril un plan ambitieux pour enrayer la décapitalisation du cheptel de vaches allaitantes : installer 50 éleveurs par an pendant cinq ans (2026-2030), avec un objectif de 5 000 nouvelles places par an. Dans ce contexte, le cheptel national est en recul de 2,1 % en 2025 et attendu en baisse de 1,9 % en 2026.

      Le dispositif comprend une prime directe par animal livré pendant 5 ans, des avances de trésorerie à taux bonifié, et un accompagnement contractualisé sur 7 ans minimum avec une marge garantie et indexée sur les coûts de production. Pour un éleveur naisseur avec 70 vaches, cela peut représenter jusqu’à 10 500 € d’aides directes et 27 000 € d’avances préférentielles. Une initiative qui tranche avec le pessimisme ambiant du secteur.

      Source : La France AgricolePleinchamp

        4️⃣ Savencia sanctionné à 3,9 M€ pour non-respect de la loi Egalim

        La DGCCRF a publié le 13 avril une sanction prononcée contre Savencia Ressources laitières : 3,935 millions d’euros d’amende pour deux manquements aux lois Egalim dans ses relations avec ses fournisseurs de lait (AOP Sunlait et OP Ouest Lait). Le groupe est notamment condamné pour n’avoir pas motivé dans un délai raisonnable son refus d’un accord-cadre, et pour n’avoir pas transmis les éléments de facturation à une organisation de producteurs.

        Savencia conteste la décision et annonce un recours, estimant avoir été sanctionné sur une interprétation imprévue. La réaction des organisations professionnelles ne s’est pas fait attendre : France OP Lait et la FNPL ont salué la sanction et appelé l’ensemble des industriels à respecter la loi. Un signal fort dans un contexte où les relations entre producteurs et transformateurs restent très tendues.

        Source : La France AgricoleRéussir Lait

        5️⃣ Grande distribution : Carrefour, Leclerc, Lidl et Aldi épinglés sur l’origine des fruits et légumes

        La DGCCRF a publié début avril quatre injonctions à l’encontre de Carrefour, E.Leclerc, Lidl et Aldi pour pratiques commerciales trompeuses sur l’indication d’origine des fruits et légumes. Après des contrôles menés entre juin 2024 et juin 2025, l’administration reproche aux enseignes d’avoir présenté dans leurs catalogues papier et en ligne des informations insuffisamment claires sur l’origine réelle des produits : plusieurs origines mentionnées simultanément pour un même produit, sans préciser ce qui était effectivement disponible en rayon.

        Aucune sanction financière n’a été prononcée à ce stade : les distributeurs disposent de six mois pour se mettre en conformité. Mais cette action intervient dans un contexte où la traçabilité et la transparence sur l’origine des produits agricoles est une attente croissante des consommateurs — et un enjeu fort pour les producteurs français.

        Source : La France AgricoleLSA Conso

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